Hypno- Adolescent

 

Hypnose et Adolescence 

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Entre enfance et maturité adulte, l'adolescence est d'abord un temps de transformation physiologique. Le corps se métamorphose sans que l'adolescent puisse exercer une quelconque action sur ce processus. La chose est inéluctable, non maîtrisable, non modifiable, et le résultat n'est pas toujours conforme à l'attente du jeune homme ou de la jeune fille.
 
D'autant plus que cette attente est très souvent issue des modèles offerts par la télévision, le cinéma, les magazines, la mode... Autant d'images "obligées" qui ne correspondent pas forcément à la personnalité en construction, un peu comme une peau qui ne nous conviendrait pas mais dans laquelle on demeurerait pour se conformer aux modèles en vigueur. On ne s'étonnera donc pas que l'image du corps de l'adolescent soit souvent source de conflits. Des conflits qui expliquent en partie (en partie seulement !) le fait que l'adolescent rompe fréquemment avec les habitudes alimentaires qui lui ont été enseignées depuis toujours par ses parents. On assiste alors à l'émergence de comportements anorexiques ou au contraire boulimiques qui peuvent s'avérer dramatiques.
 
Les chiffres parlent d'eux-mêmes : - entre 12 et 14 ans, 1 jeune sur 4 se trouve trop gros ! - entre 15 et 19 ans, une fille sur 4 reconnaît avoir une alimentation perturbée en hypo ou en hyper. Et la chose perdure dans les mêmes pourcentages chez les jeunes filles de 20 à 25 ans.
 
 
Le travail thérapeutique peut alors prendre plusieurs directions. Le thérapeute va aider l'adolescent à répondre à des questions fondamentales comme : qui suis-je vraiment ? quelle est la place de ma liberté dans le tourbillon d'influences qui m'entourent ? quels sont vraiment mes désirs et mes choix propres ? Il est ainsi nécessaire que l'adolescent fasse connaissance avec son corps et accepte son corps, non en tant qu'objet parfait mais en tant qu'objet unique.
 
Bien sûr, toutes les raisons possibles de l'apparition des comportements alimentaires aberrants seront explorées. Qu'y a-t-il à leur origine ? un conflit familial ? un souvenir traumatisant de la petite enfance ? une tentative désespérée d'attirer l'attention ou l'amour des proches ? ou simplement le désir "obligé" de se conformer à une norme ? l'ado veut-il se protéger ? se punir ?... etc... Au-delà des découvertes qu'il peut faire sur lui-même, sur son histoire, sur ses ressources, l'adolescent apprend d'abord à mieux s'accepter, se respecter, et parfois même s'aimer.
 

AGRESSIVITÉ ET VIOLENCE 

La transformation physique et physiologique que vit l'adolescent s'accompagne aussi d'une prise de conscience de son identité sexuelle et de pulsions agressives. Celles-ci s'exercent notamment vis-à-vis des parents ; l'adolescent prend de la distance par rapport à eux, de même que par rapport au modèle qu'ils représentent et proposent.

C'est souvent le moment d'une rupture de la communication qu'il faut gérer avec beaucoup d'amour et de patience. Les parents doivent en effet comprendre que l'enfant a besoin de cette distance pour tracer son propre chemin ; il a besoin de prendre position "contre" pour se débarrasser de l'image que ses parents ont projetée sur lui et et se définir personnellement. Mais cette agressivité, quel que soit l'objet vis-à-vis duquel elle s'exerce, doit rester dans des limites socialement acceptables. Les dérapages sont le signe d'une perte - ou d'une inexistence - de repères. Car ces pulsions agressives se manifestent également à l'extérieur de la sphère familiale. Elles s'exercent vis-à-vis des éducateurs, professeurs, représentants de l'autorité, et aussi de plus en plus souvent vis-à-vis des autres jeunes.

Qu'elles soient d'ordre sexuel ou non, ces violences témoignent d'une sortie de route. Le travail thérapeutique aura alors pour objectif central de rétablir une réalité conforme à une vie en société, c'est-à-dire des repères, des limites, un ensemble de droits et de devoirs, autant d'apprentissages souvent absents de l'éducation du jeune. On comprend aisément combien, dans ce cas précis, l'acceptation du thérapeute par l'adolescent constitue un facteur essentiel de réussite. Toute volonté parentale d'imposer une thérapie se solde d'ailleurs la plupart du temps par un échec.

DÉPRESSION, DÉSIR DE MORT 

Après les accidents de la route, le suicide est la deuxième cause de mortalité des adolescents. Selon les résultats d'une enquête de l'Inserm, réalisée auprès de jeunes des collèges âgées de 11 à 19 ans, 1 jeune sur 4 a des idées suicidaires, 9% pensent souvent au suicide, et 6% font une tentative. Chaque année, 40.000 ados entre 15 et 24 ans font une tentative de suicide et 1000 d'entre eux en meurent. Ce chiffre a doublé en 20 ans. La prise en charge des adolescents suicidaires constitue une difficulté majeure. Si, parmi eux, 5 à 6% seulement présentent des troubles psychologiques sévères et doivent bien évidemment être pris en charge, il faut aussi s'occuper des autres : ceux qui ne font pas de bruit, qui travaillent bien à l'école, qui n'ont pas de copains "mauvais genre" ou pas de copains du tout. D'abord, il faut conserver à l'esprit que le désir de mort témoigne avant tout d'un désir de vivre autrement. Sans revenir sur les transformations physiques et psychiques qui caractérisent l'adolescence, on peut dire que ce désir traduit la difficulté de passer à l'âge adulte, la difficulté qu'il y a à assumer à la fois la discontinuité et la rupture. On a d'ailleurs très justement dit à ce propos que "l'adolescence est une période de "dé-liaison" dangeureuse". Lorsque les mécanismes de défense font défaut, lorsque l'adolescent ne recourt ni à la rêverie, ni à la mentalisation, lorsqu'il ressent une profonde impression d'abandon, alors le passage à l'acte peut survenir. C'est bien évidemment avant ce passage à l'acte qu'il faut intervenir pour construire ou consolider avec l'adolescent la passerelle qui va lui permettre de franchir l'abîme entre deux univers. Le thérapeute va donc accompagner le changement de vie, éclairer les obstacles sur la route, aider le jeune à les reconnaître et à les considérer comme des étapes plutôt que comme des cul-de sac. Il va affermir le pas de l'adolescent sur ce chemin caillouteux. Il va mettre l'accent sur les capacités du jeune homme ou de la jeune fille, sur ses ressources encore inexploitées, sur ses apprentissages... Autant d'atouts qui vont transformer les abîmes en tremplins.

CONDUITES ADDICTIVES 

Tabagisme, consommation excessive d'alcool, drogue... Le domaine des conduites addictives est par excellence celui dans lequel la réussite de la démarche thérapeutique tient à une forte motivation de l'adolescent. Si celle-ci est clairement exprimée, alors la partie est gagnée. Si elle ne l'est pas, une rencontre initiale avec le thérapeute peut permettre d'aider à l'émergence de cette expression. Il sera alors relativement facile de faire prendre conscience à l'adolescent du respect qu'il se doit et qu'il doit aux autres. Bien sûr, on se dit que ce n'est pas toujours facile lorsqu'on est à l'âge auquel on se sent immortel, où l'on bouscule les limites, où l'on multiplie les expériences, parfois jusqu'à l'outrance. Pourtant, en hypnose, la démarche thérapeutique a ceci de particulier qu'elle défait aisément ces illusions. Elle fait tomber les masques, déjoue les faux-semblants. Elle démontre à l'adolescent que les comportements addictifs existent la plupart du temps pour faire comme les autres, pour se donner une contenance, pour être incorporé à un groupe, par défi... et qu'ils ne témoignent absolument pas de la personnalité réelle, profonde et unique de l'individu. En état hypnotique, on souligne comme au feutre rouge combien toute dépendance constitue une limite, un étouffement, un esclavage. Autant de notions qui vont à l'encontre de l'idée de liberté et d'authenticité, si chère à l'adolescent. La prise de conscience de cette réalité simple fera qu'il va souvent privilégier celle-ci au détriment de celles-là.

POUR TERMINER 

Les parents ont parfois du mal à l'accepter, et pourtant ! Quelle que soit la difficulté que rencontre l'adolescent, il arrive parfois qu'il soit tout aussi important pour le thérapeute d'accorder son attention à la cellule familiale dans son ensemble qu'au seul adolescent. Il ne s'agit pas dans ce cas-là de faire peser une quelconque responsabilité sur tel ou tel, mais de faire comprendre à l'ensemble des acteurs que chacun d'entre eux interagit avec les autres et que, dans ce bain d'influences, nul ne peut être exempt d'"échos". De la même façon que l'être humain ne peut pas ne pas communiquer, il ne peut pas non plus ne pas influencer.


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Date de dernière mise à jour : Mar 21 Avr 2015

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